Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), intéresse les Clichois et tous n'ont pu trouver de place assise à la médiathèque le samedi 21 novembre pour la conférence organisée sur l'auteur de Voyage au bout de la nuit (1932) et de Mort à crédit (1936).
Emile Brami * s'est tout d'abord intéressé à la biographie de Céline et notamment à son arrivée à Clichy-la-Garenne. Céline qui a fait des études de médecine ouvre un cabinet médical au 36 rue d'Alsace en 1927 mais les affaires marchent mal : Céline répugnant à se faire payer. En 1929, il ferme le cabinet et travaille au dispensaire de Clichy tout en continuant d'habiter rue d'Alsace.
Emile Brami s'est ensuite attardé sur la révolution opérée par Céline dans le roman avec l'introduction de la langue populaire en littérature. Enfin il a bien fallu parler de ses pamphlets antisémites (Céline, pacifiste convaincu, rendait "Les Juifs" responsables de la guerre) dont Les beaux draps (1941), "le pamphlet de trop" comme le reconnut Céline lui-même. (DW)
* Émile BRAMI. Céline (promenade), Éd. Écriture, 2003, 430 p. Prix : 22,95 €.
Prochain RV : Lecture-spectacle de Voyage au bout de la nuit de Céline le samedi 28 novembre à 17h30 - Médiathèque de Clichy - Entrée libre.
Bonjour ou bonsoir, selon...
"Nuit d'Amérique"
(d'après les chapitres américains du "Voyage au bout de la nuit" de L. F. Céline)
Théâtre du temps, 9 rue du Morvan, Paris. Métro Voltaire.
Du 17 au 28 février 2010.
20h30 / 17h dimanche.
Synopsis : Bardamu débarque pauvre et fiévreux au pays du travail à la chaîne et du dieu Dollar.
Version scénique / Mise en scène : Julien Bal
Avec : Guillaume Paulette (Bardamu)
Valentina Sanges (Molly)
Giulio Serafini (Le groom, le joueur de Base Ball qui danse au bordel)
Julien Ratel (Flora, l'infirmier, Bébert le chanteur)
Renaud Amalbert (Pierrot le fou)
David Augerot (Marcel, Robinson, le facteur de Meudon)
Lumières : Renaud Amalbert
décor : Lightcorner
Informations : chromoscompagnie ( at ) yahoo.fr
01 43 55 10 88
Notes de mise en scène, extrait :
... Pour raconter la coulée de Bardamu aux US, nous refusions d'emblée tout théâtre de narration, du souvenir par la voix, du sommeil. Nous voulions faire de ce texte du désarroi un théâtre de la joie et du nerf. Il fallait alors injecter dans les dialogues certains passages narratifs, faire de ce roman une suite d'échanges, traduire ces chapitres en théâtre. Si toute traduction est une négociation serrée entre l'oeuvre de départ et la langue d'atterrissage, nous avons joué de cet espace trouble qui parfois s'annule, parfois s'étend, entre le Bardamu secret de l'oeuvre et le Bardamu qui sait dire dans l'instant ce qu'il ressent du monde.
De cet effort est né notre second spectacle Célinien (Après les "Entretiens avec le Professeur Y." en 2007) "Nuit d'Amérique".
Une troisième version scénique, dans un an, fermera ce cycle "New-York, Detroit, Meudon" par des instants d' "Un Château l'autre".
Ici, en cette "Nuit d'Amérique", des figures perturbent le parcours de Bardamu (Molly, Pierrot, Robinson, Marcel et Flora (l'Eglise), Lola, L'infirmier, le groom, le joueur de Base Ball).
La nuit, les fantômes rendent hommage au "rien du tout de derrière le ciel" et Molly console Bardamu qui fuira un dimanche (un gloomy sunday).
Nous le retrouvons, le Ferdine, pour finir, à Meudon, en 1950, au lendemain du décès de Madame Bérenge. Et puis voilà. Et puis tant pis...
Rédigé par: Bardame Ferdine | 22 janvier 2010 à 18h58